Achat d'Art par Sporting Promotion l'Artiste témoigne

Sporting Promotion démontre à nouveau son réel engouement pour l'art et le soutien à la création.
Aujourd’hui, plusieurs résidences construites par la société de promotion immobilière arborent une œuvre d’art.

Pour le nouveau programme Sporting Village 5, l'agence ATS a été sollicité pour proposer des artistes et leur travaux afin de sélectionner l'oeuvre qui sera exposée définitivement dans la résidence. 
C'est l'artiste Patrick Chappert-Gaujal qui a été choisi avec une sculpture métallique de plus de 4m de haut. Dans la volonté de connaitre l'artiste et sa démarche, Sporting Promotion propose ici une interview de l'artiste.

INTERVIEW

Dès votre plus jeune âge, vous vous êtes dirigé dans le milieu artistique, pourquoi ce choix ?
Chappert-Gaujal : “J’arrive à La Franqui à l’âge de 8 ans , le père d’un ami y est artiste, quand son fils est en pension je passe le visiter dans son atelier. Je reste longtemps dans un coin, silencieux à l’observer. Ce n’est pas le monde où je grandis… Ce que déclenche cette rencontre est fantastique, je découvre un domaine où faire converger tous mes points d’intérêts , je sens l’immensité des possibles, la liberté, mais aussi la communion , la richesse de la relation aux autres. La vocation s’est vite révélée et à 16 ans, j’intègre prématurément ( sous dérogation ) l’École Supérieure d’Art de Perpignan à son âge d’or !”.

Si vous deviez changer votre parcours, qu’auriez-vous fait à part artiste ?
C-G : “Dur de s’imaginer faire autre chose, disons peut-être galériste… Quoi qu’il en soit un job en lien avec l’art et la création c’est sûr”.

Quel serait l’aspect le plus surprenant, le plus inconnu du grand public, de votre métier ?
C-G : “Certainement l’aspect promotion, relations publiques et communication qui prend beaucoup de temps, mais qui a toujours existé. Les nouveaux outils informatiques permettent de réagir et d’intervenir plus vite et plus souvent . De tout temps les artistes qui ont bénéficié d’une certaine renommée ont été très actifs de ce côté là et s’appuyaient sur tous les moyens disponibles en leur temps”.

Combien d’années d’expériences avez-vous dans ce métier ? Quel bilan tirez-vous sur votre carrière ?
C-G : “Cela fait plus de 40 ans que j’ai mis un pied dans l’art, si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seconde à repartir, j’ai de plus en plus d’idées, d’envies, de projets… Je note sur des carnets ces instants, histoire de ne rien perdre et oublier, de temps en temps je feuillette ce corpus et des choses se mettent en place et de nouvelles créations sortent de l’atelier… Pour ce qui est de ma carrière, on peut toujours faire mieux certes, j’ai participé à plus de 250 expositions solo et collectives en France et a l’étranger, j’ai de nombreux collectionneurs qui suivent de près mon travail, je vis depuis longtemps, plutôt bien, du produit de la vente de mes créations, que dire sinon, merci et pourvu que ça dure …”.

Être artiste, c’est faire preuve de créativité et savoir se renouveler en permanence, quelles sont vos sources d’inspiration ?
C-G : “Il y a autant de façon de travailler, qu’il y a d’artiste, il n’y a donc pas de vérité ou de règles, pour ce qui relève de mon procès de création, j’aurais tendance à dire que tout peut m’inspirer , en ma qualité d’artiste, je me dois d’être une éponge , toujours un œil sur ce qui se passe autour de moi, rompu a l’art d’observer, de sentir, de percevoir, j’enregistre plus ou moins consciemment ces informations qui le moment venu, seront ou ne seront pas digérées mais aurons a coup sur des incidences sur les créations à venir et leur développement”.

Vous disposez d’un atelier pour travailler, pourriez-vous nous décrire en quelques mots votre espace de travail ?
C-G : “L’atelier est vaste, il est organisé en plusieurs espaces : stockage des matériaux, réserve, quincaillerie, outillage, bureau, archives et informatiques. Il y a plusieurs espaces de productions mais aussi les extérieurs, aménagés pour le chargement ou pour entreposer du bazar et travailler.

J’ai aussi un espace pour accrocher les œuvres dans de bonnes conditions, pour les voir et les montrer : je reçois beaucoup de collectionneurs, galéristes et institutionnels.

Une machine à travailler/ recevoir /habiter, tel était le cahier des charges pour l’architecte qui a conçu les lieux (Cabinet Perris-Perris).

Intervenant sur plusieurs médiums, j’aime “papillonner”, entamer un travail et le laisser infuser, puis m’atteler a autres choses sans avoir à déplacer et ranger l’espace en permanence. L’atelier devient une sorte de laboratoire ou plusieurs expériences s’y déroulent de concert. Travaillant de plus en plus grand, j’aurais bientôt un atelier annexe pour les très grandes réalisations, pour stoker les œuvres imposantes et réunir des matériaux. Les choses m’envahissent, je n’en ai jamais assez et trouve sans cesse de nouvelles idées, de nouvelles pistes, pour mon bonheur, c’est sans fin …”.

Pouvez-vous nous parler de l’œuvre implantée dans la résidence SV5 ? Quel est son nom et pourquoi avoir choisi celle-ci lors du projet – la réalisation ?
C-G : “Mes créations n’ont pas de nom, c’est un vœux pieux, j’y suis très attaché, je me suis longtemps battu avec mes galeries pour garder ce statut, c’est une façon de laisser toute liberté au spectateur qui doit s’investir ,s’approprier l’œuvre, dialoguer avec elle, mettre ce qu’il a en lui pour finir l’œuvre (comme l’affirmait Marcel Duchamp).

Pour des raisons de timing serré, je n’ai pas eu la possibilité de réaliser une œuvre spécifique pour Sporting Village 5. J’avais réalisé une sculpture pour une de mes grandes expositions d’été qui a eu lieu au château de Busca Maniban dans le Gers , j’ai immédiatement songé à cette pièce… Ces proportions, sa taille, la matière, la couleur et l’élan qu’elle suggère qui renvoie à la dynamique liée au sport, m’ont semblé être parfait pour ce site, cela semble bien fonctionner, à vous de juger”.

Quelles ont été vos motivations pour participer au projet artistique de la résidence SV5 ?
C-G : “C’est Delphine Sudre d’ A TOUT SENS qui a songé a moi pour cette résidence et j’en profite pour la remercier. C’est toujours gratifiant de savoir qu’une de mes réalisations va trouver place dans un lieu de vie , et va être partagé par de nombreuses personnes , par des enfants , qui je l’espère, s’approprieront rapidement l’œuvre. L’écrin est de grande qualité, le traitement paysager, de qualité, dialogue bien avec la sculpture. J’aime ce type de projet , et puis j’ai eu affaire à des interlocuteurs sympa, professionnels et précis, et ça c’est toujours un plus”.

Quel regard portez-vous sur la démarche de Sporting Promotion ? Sur sa volonté de placer des installations artistiques dans les lieux de vie communs des résidences ?
C-G : “Malheureusement, c’est une démarche encore trop rare et exceptionnelle , l’art c’est la vie , vivre en présence d’une ou de plusieurs œuvres d’art , c’est toujours positif. Cela permet aussi aux gens de communiquer, d’échanger, de rêver. L’art ouvre l’œil et l’esprit, profitons-en sans modération. J’espère que longtemps encore l’équipe de Sporting Promotion prolongera cette belle idée, de partage et d’art, qui amènent de la qualité aux lieux de vie” .

BIOGRAPHIE

Originaire de Bédarieux, P.Chappert est né en 1959. Il décide de s’inscrire à l’école Supérieure des Beaux-arts de Perpignan en 1975 et y étudiera pendant 5 ans.

Dès la première année, il est inévitablement attiré par la matière, la peinture, le bricolage et l’aventure. Dès 1977, P.Chappert-Gaujal participe à des expositions. Il part vivre pendant 5 ans en Suède où il collabore avec la célèbre galerie GKM Siwert Bergström.

Après divers voyages et expériences professionnelles (Afrique du Sud, Asie, USA…), P.Chappert-Gaujal décide de retourner en France et partage son temps de travail entre Paris et La Franqui (petite station Balnéaire où il vit et travaille actuellement).

L’artiste a réalisé plusieurs commandes de pièces monumentales pour des entreprises et des communautés territoriales.

Visitez le site de Patrick Chappert-Gaujal : www.chappert-gaujal.com